Kinshasa accepte la trêve… pour mieux attaquer! Drones et fronts multiples en RDC

Malgré l’acceptation officielle par Kinshasa du cessez-le-feu proposé par l’Angola (médiateur via le président João Lourenço), prévu pour entrer en vigueur le 18 février 2026, les combats n’ont jamais vraiment cessé, et se sont même intensifiés. Kinshasa a publiquement accepté cette trêve « dans un esprit d’apaisement », mais sur le terrain, les forces gouvernementales n’ont pas respecté l’accord. Dès les jours suivants, et surtout ces dernières semaines, une offensive généralisée des FARDC, alliées aux milices Wazalendo et à la FDLR, cible plusieurs fronts: sud de Masisi (Nord-Kivu) et zone de Minembwe (Sud-Kivu). Des sources sécuritaires et locales rapportent des attaques coordonnées terrestres soutenues par des drones (kamikazes et bombardements) qui frappent régulièrement ces secteurs, causant des pertes civiles, des destructions et des déplacements massifs. Une frappe de drone notable a visé la zone de Rubaya (site minier stratégique près de Masisi) fin février, attribuée aux FARDC par plusieurs observateurs, .L’Angola, censé rester neutre en tant que médiateur, est de plus en plus perçu comme aligné sur Kinshasa, ce qui sape sa crédibilité et fragilise les processus diplomatiques (accords de Washington et Doha inclus). La coalition pro-Kinshasa s’élargit: outre la présence confirmée des troupes burundaises (FDNB) aux côtés des FARDC dans les hauts plateaux, des présomptions fortes circulent sur une présence actuelle de forces tanzaniennes dans l’est, renforçant le front anti-M23. Les drones des FARDC, opérés en partie par des mercenaires étrangers, compensent les faiblesses de l’armée régulière et permettent des frappes précises ou indiscriminées, selon les accusations. Bilan amer : les accords de paix (Washington, Doha, Angola) semblent déconnectés du terrain où l’offensive gouvernementale domine. Les civils paient le prix fort, et le risque d’escalade régionale grandit. Vers une paix réelle ou une guerre prolongée?

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