Lors de sa visite à Washington, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a signé plusieurs accords avec les États-Unis visant à renforcer l’accès aux ressources minières du pays, notamment le cuivre, le cobalt et le zinc, essentiels pour la production de batteries, les énergies renouvelables et les chaînes d’approvisionnement dans le secteur de la défense.

Un consortium soutenu par le gouvernement américain, l’Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC), a conclu un accord non contraignant pour acquérir environ 40 % des parts dans deux importantes mines de cuivre et de cobalt exploitées par Glencore, Mutanda Mining et Kamoto Copper Company. La valeur totale de ces actifs est estimée à près de 9 milliards de dollars, dette comprise.
Ces investissements représentent l’un des engagements américains les plus importants dans le secteur minier congolais depuis plusieurs années et s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique États-Unis-RDC sur les minerais critiques, initié à la fin de 2025.
Ces accords interviennent alors que les États-Unis cherchent à diversifier les chaînes d’approvisionnement mondiales pour ces métaux, actuellement dominées par la Chine, notamment pour le traitement et l’achat des minerais congolais.
Dans un contexte plus large, les gouvernements africains insistent sur la nécessité d’une transformation locale des minerais plutôt que leur simple exportation brute, un enjeu qui se retrouve dans ces discussions entre Washington et Kinshasa.
La RDC est le principal producteur mondial de cobalt et un acteur majeur pour le cuivre et le zinc. Les accords conclus à Washington pourraient influencer l’approvisionnement mondial de ces ressources et renforcer les liens commerciaux entre les deux pays.
Source : The Africa Report / Reuters