Kivu24, 16 mars 2026: Le président français Emmanuel Macron a annoncé, ce dimanche 15 mars, avoir eu un entretien téléphonique avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian. Dans un message publié sur X, il détaille les points fermes qu’il a soulevés lors de cet échange, au cœur d’une escalade régionale très tendue. Macron a appelé Téhéran à « mettre fin immédiatement aux attaques inacceptables » menées par l’Iran, directement ou via ses proxies, notamment au Liban et en Irak. Il a insisté sur le caractère « strictement défensif » des déploiements navals français, destinés à protéger les intérêts de Paris, ses partenaires régionaux et la liberté de navigation. Le chef de l’État français a qualifié l’escalade actuelle de « chaos » aux conséquences durables pour les populations, en Iran comme ailleurs dans la région. Il a plaidé pour un « nouveau cadre politique et sécuritaire » qui empêcherait définitivement l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, tout en traitant son programme balistique et ses activités déstabilisatrices. Il a par ailleurs réclamé la réouverture rapide du détroit d’Ormuz, dont la navigation est de facto entravée, et le retour immédiat en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, les deux ressortissants français détenus depuis 2022 et dont le sort reste une priorité absolue pour Paris. Cet appel intervient après la mort d’un officier français, Arnaud Frion, tué jeudi par un drone de conception iranienne près d’Erbil (Irak kurde), ainsi que plusieurs blessés parmi les militaires français. Macron a qualifié ces attaques contre les intérêts français d’« inacceptables ». La publication de Macron a rapidement suscité des réactions contrastées sur les réseaux: certains saluent une posture ferme de défense des intérêts nationaux, d’autres reprochent à la France de ne pas avoir condamné avec la même vigueur les frappes initiales américano-israéliennes de fin février qui ont visé des sites iraniens et conduit à la mort du Guide suprême. La diplomatie française tente ainsi de se positionner comme acteur de la désescalade, tout en réaffirmant clairement ses lignes rouges dans une crise qui menace désormais l’ensemble du Golfe et au-delà.