Trump relance l’ultimatum: 48 heures à l’Iran pour rouvrir Ormuz ou « l’enfer s’abattra ».

Washington, 4 avril 2026.

C’est la deuxième fois en peu de temps que Donald Trump adresse un ultimatum ferme à l’Iran concernant le détroit d’Ormuz. Sur Truth Social, le président américain a écrit samedi : « Souvenez-vous quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Hormuz. Le temps presse 48 heures avant que l’enfer ne s’abatte sur eux. Gloire à Dieu ! » Ce message intervient alors que le délai initial de 10 jours, fixé fin mars, arrive à expiration lundi 6 avril. Trump rappelle ainsi la pression sur Téhéran pour permettre la libre navigation dans ce passage stratégique, qui représente environ 20% du commerce mondial de pétrole. Le détroit reste largement perturbé depuis le début des tensions, avec des attaques sur des tankers et des menaces iraniennes. Contexte d’une escalade en cours. Cette mise en garde fait suite à une première série d’ultimatums plus sévères, où Trump avait menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si le détroit n’était pas rouvert « sans menace ». L’Iran avait répondu en promettant des ripostes sur les infrastructures énergétiques américaines et israéliennes dans la région. Le nouveau message de Trump ne mentionne pas explicitement la recherche en cours d’un pilote américain dont l’avion (un F-15) a été abattu au-dessus de l’Iran. Téhéran a revendiqué cette action, marquant une escalade supplémentaire dans le conflit qui oppose États-Unis, Israël et l’Iran depuis plusieurs semaines. Du côté iranien, un général a qualifié la déclaration de Trump de « geste désespéré, nerveux et stupide », minimisant la menace.

Enjeux économiques et géopolitiques.

Le détroit d’Ormuz est vital pour l’approvisionnement énergétique mondial. Sa fermeture partielle ou totale fait flamber les prix du pétrole et inquiète les alliés européens et asiatiques. Les observateurs notent que Trump alterne entre menaces fortes et pauses pour négociations, comme il l’avait fait en repoussant précédemment un délai pour laisser place à des discussions jugées « productives ». Pour l’instant, aucune frappe majeure sur les infrastructures énergétiques iraniennes n’a été confirmée dans les heures suivant ce dernier message, mais la tension reste à son comble à quelques heures de l’expiration du délai.

Kivu24 suit l’évolution de cette crise qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale et la stabilité du Moyen-Orient.

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