Par la rédaction de Kivu24.
Le monde retient son souffle en ce lundi 23 mars 2026: l’ultimatum lancé par le président américain Donald Trump à l’Iran expire ce soir à 23h44 GMT (soit environ 01h44 le 24 mars à Téhéran). Trump a exigé la réouverture complète et sans menace du détroit d’Hormuz dans un délai de 48 heures, sous peine de voir les États-Unis « hit and obliterate » (frapper et anéantir) les centrales électriques iraniennes, en commençant par la plus grande. Posté sur Truth Social samedi soir à exactement 23h44 GMT, le message est sans équivoque: « If Iran doesn’t FULLY OPEN, WITHOUT THREAT, the Strait of Hormuz, within 48 HOURS from this exact point in time, the United States of America will hit and obliterate their various POWER PLANTS, STARTING WITH THE BIGGEST ONE FIRST ! » À quelques heures de l’échéance, Téhéran reste inflexible et multiplie les contre-menaces.
Réponse iranienne: fermeture totale et frappes sur le Golfe.
Les Gardiens de la Révolution (IRGC) ont déclaré que le détroit serait complètement fermé et ne rouvrirait pas avant la reconstruction des centrales touchées en cas d’attaque américaine. Téhéran affirme que le passage reste théoriquement ouvert aux navires non liés aux « ennemis » (USA, Israël et alliés), mais les restrictions (inspections, frais exorbitants) rendent le trafic quasi impossible. Le porte-parole militaire iranien et le président du Parlement ont averti que toute frappe sur les infrastructures énergétiques iraniennes légitimerait des ripostes symétriques: attaques sur les sites pétroliers, électriques, de communication et surtout les usines de dessalement d’eau vitales pour les pays du Golfe (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar), où se trouvent de nombreuses bases américaines. Ces installations produisent l’essentiel de l’eau potable dans une région désertique, une menace qualifiée de « guerre de l’eau » par certains analystes.
Impacts immédiats: marchés en panique, pétrole volatile. Le détroit d’Hormuz, par où transite environ 20% du pétrole mondial, reste effectivement bloqué ou très perturbé depuis des semaines. Le trafic a chuté drastiquement, avec des milliers de tankers en attente ou reroutés. Les prix du brut WTI et Brent oscillent violemment ce lundi matin, avec des hausses liées aux craintes d’une fermeture prolongée et des baisses sur des rumeurs de négociations de dernière minute. Les marchés asiatiques ont ouvert en forte baisse, les valeurs refuges (or, yen, dollar) grimpent, et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte sur un risque de crise énergétique mondiale historique. Les prix du gaz en Europe ont déjà bondi de plus de 35 % la semaine dernière. Contexte du conflit en quatrième semaineLe conflit US-Israël contre l’Iran, entré dans sa quatrième semaine, a vu des frappes massives dès fin février (élimination du Guide suprême, attaques sur sites nucléaires). Malgré des signaux contradictoires de Trump (qui évoquait récemment une possible « réduction » des opérations), cet ultimatum marque une escalade brutale. Israël continue ses frappes et se dit prêt à contribuer à la réouverture forcée du détroit. Aucune percée diplomatique n’est visible pour l’instant. Des sources indiquent que Washington prépare des options militaires précises, tandis que Téhéran mobilise ses proxies régionaux et renforce ses positions. La tension est à son comble: une exécution de l’ultimatum ce soir pourrait plonger la région et le monde dans une escalade majeure impliquant énergie, eau et stabilité globale.
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