Paul Kagame réaffirme la promesse inébranlable du Rwanda: « Nous ne retournerons jamais aux jours sombres »

Lors d’un dîner diplomatique organisé vendredi 6 mars au Kigali Convention Centre, le président Paul Kagame a réitéré avec fermeté l’engagement fondamental du Rwanda à ne jamais revenir aux heures les plus sombres de son histoire: le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. « Nous nous sommes fait une promesse à nous-mêmes: ne jamais retourner à ces jours sombres, à cette obscurité. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Et c’est une chose sur laquelle nous ne transigerons pas », a déclaré le chef de l’État devant les membres du corps diplomatique accrédité à Kigali. Ce message, prononcé dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, intervient alors que le Rwanda fait face à des accusations récurrentes de la part de la République démocratique du Congo (RDC) concernant son implication présumée dans les conflits de l’est du pays. Le président Kagame a également abordé la question de la sécurité nationale, soulignant le dilemme auquel son pays est confronté. « Le Rwanda se trouve face à un choix impossible: tolérer la présence continue du FDLR et de son réseau croissant de milices, qui se rapprochent dangereusement de nos frontières, ou se défendre et en subir les condamnations.

Dans notre position, un autre pays ferait-il un choix différent? », a-t-il interrogé. Le FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), groupe armé formé en partie d’anciens génocidaires et de membres de l’ex-FAR/Interahamwe, reste actif dans l’est de la RDC, près de la frontière rwandaise.

Pour Kigali, cette menace représente une idéologie génocidaire toujours vivante, que le pays refuse de laisser s’installer à ses portes. Trente-deux ans après le génocide : une promesse gravée dans le marbre Le génocide de 1994, qui a fait plus de 1 000 000 de victimes en cent jours. Depuis la victoire du Front patriotique rwandais (FPR) dirigé par Paul Kagame, le pays a bâti sa reconstruction autour de trois axes indissociables: la sécurité absolue, l’unité nationale et le développement économique. Parmi les mesures emblématiques mises en œuvre :

  • Suppression de la mention ethnique sur les cartes d’identité depuis 2004 ;
  • Intégration obligatoire de l’histoire du génocide dans les programmes scolaires ;
  • Mise en place puis clôture des juridictions Gacaca pour une justice de proximité et réconciliatrice ;
  • Croissance économique soutenue, avec un taux moyen de 7 à 8 % par an sur plus de deux décennies, transformant le Rwanda en l’un des pays les plus dynamiques d’Afrique.

Le discours du 6 mars s’inscrit dans cette continuité: rappeler que la stabilité actuelle n’est pas un acquis gratuit, mais le fruit d’une détermination sans faille à empêcher toute résurgence de la division ethnique et de la violence. Un contexte régional sous haute tensionLe dîner diplomatique s’est tenu dans un climat géopolitique tendu. Les relations entre Kigali et Kinshasa restent dominées par des accusations mutuelles d’ingérence, tandis que la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation dans l’est de la RDC. Le président Kagame a insisté sur le droit inaliénable de toute nation à protéger ses frontières et ses citoyens, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de « complaisance » face à la persistance de groupes armés porteurs d’une idéologie extrémiste. Malgré les divergences et les critiques, le message central reste inchangé: le Rwanda, ayant payé le prix le plus élevé imaginable, ne reculera pas sur sa promesse de ne jamais revivre « ces jours sombres ».Trente-deux ans après le génocide, ce rappel solennel résonne comme un avertissement autant qu’un engagement: la paix et l’unité ne sont pas négociables.

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