Kivu24 – 12 mars 2026: L’agence de presse iranienne Tasnim, proche des Gardiens de la Révolution (IRGC), a publié mardi une liste intitulée « Les nouvelles cibles de l’Iran ». Celle-ci désigne explicitement les bureaux, centres de données et infrastructures cloud des grands groupes technologiques américains comme Amazon, Google, Microsoft, Nvidia, IBM, Oracle et Palantir situés en Israël et dans plusieurs pays du Golfe (Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar).
Selon Tasnim, ces sites deviennent des « cibles légitimes » car leurs technologies auraient été utilisées à des fins militaires par Israël et les États-Unis. L’agence affirme: « Alors que le champ de la guerre régionale s’étend à une guerre contre les infrastructures, le champ des cibles légitimes de l’Iran s’élargit ».
Des installations précises dans le viseur. La liste, diffusée notamment via Telegram, recenserait une trentaine de sites: bureaux de développement, data centers et infrastructures cloud. Parmi les localisations mentionnées :
- Plusieurs villes israéliennes
- Dubaï et Abou Dhabi (Émirats arabes unis)
- Bahreïn
- Qatar
Amazon Web Services (AWS) est particulièrement visé: l’Iran a déjà revendiqué des frappes de drones la semaine dernière contre ses data centers aux Émirats et à Bahreïn, provoquant des perturbations de services bancaires et d’entreprises dans la région.
Contexte: le conflit entre dans sa 12e journéeCette escalade intervient alors que la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis entre dans son 12e jour (depuis le 28 février 2026). L’Iran justifie cette extension après une frappe israélienne sur une succursale de la banque Sepah à Téhéran, qualifiée d’« acte illégitime ». Un porte-parole du quartier général Khatam al-Anbiya (lié aux IRGC) a déclaré: « L’ennemi nous a laissé les mains libres pour cibler les centres économiques et les banques américaines et sionistes dans la région. »Les autorités iraniennes avertissent également les populations locales de ne pas s’approcher à moins d’un kilomètre des banques visées. Aucune réaction officielle des entreprises concernées.
À ce stade, ni Google, ni Microsoft, ni Amazon, ni Nvidia n’ont publié de communiqué officiel. Les observateurs soulignent que ces groupes disposent d’importantes implantations dans le Golfe, où ils investissent massivement dans l’intelligence artificielle et le cloud (Microsoft prévoit 15 milliards de dollars aux Émirats dans les trois prochaines années).
Une menace qui inquiète les marchés et la région. Cette annonce marque un tournant: l’Iran passe d’une confrontation militaire classique à une guerre hybride visant les infrastructures économiques et numériques. Les experts craignent des cyberattaques ou des frappes physiques sur ces sites stratégiques, qui hébergent des données sensibles pour les gouvernements et les entreprises du Moyen-Orient. Pour l’instant, aucune confirmation d’action imminente n’a été donnée au-delà de la liste publiée par Tasnim. La communauté internationale suit de près cette évolution, qui pourrait perturber gravement les investissements tech dans le Golfe et compliquer davantage la stabilité régionale.
Kivu24 continue de suivre ce dossier. Sources : Tasnim News Agency via Al Jazeera.