Frappe de drone à Goma: le Conseil de sécurité de l’ONU tient des consultations à huis clos.

Goma, le 17 mars 2026: Le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu, ce mardi 17 mars, des consultations à huis clos sur la situation en République démocratique du Congo. Cette réunion, demandée par la France, fait suite à une frappe de drone survenue le 11 mars dans la ville de Goma, qui a causé la mort d’au moins trois personnes, dont une employée de l’UNICEF de nationalité française. Selon les informations recueillies auprès de sources concordantes, l’attaque a visé une zone résidentielle de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu contrôlée depuis 2025 par les forces de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le mouvement M23. Parmi les victimes figure Karine Buisset, une humanitaire française travaillant pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Les deux autres personnes tuées n’ont pas été officiellement identifiées dans l’immédiat. Le mouvement M23 a rapidement attribué cette frappe aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qualifiant l’incident d’« attaque délibérée » contre des civils et des humanitaires. Des habitants et des sources locales ont rapporté des explosions matinales et des dégâts importants sur une habitation abritant du personnel humanitaire. L’ONU a réagi avec fermeté. Le secrétaire général Antonio Guterres s’est dit « outragé » par la mort d’une membre de son personnel. Le coordinateur humanitaire en RDC et des responsables de MONUSCO ont qualifié l’incident de potentiellement constitutif d’un crime de guerre au regard du droit international humanitaire, appelant à une enquête indépendante rapide et impartiale. L’UNICEF a confirmé le décès de sa collaboratrice et exprimé sa profonde tristesse. Cette frappe intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, marqué par des opérations militaires, l’usage croissant de drones armés et des efforts de médiation diplomatique, notamment sous l’égide du Qatar et dans le cadre de la résolution 2808 du Conseil de sécurité. Des sanctions américaines récentes visant des officiels militaires rwandais accusés de soutenir le M23 ajoutent à la complexité de la situation. La réunion à huis clos du Conseil de sécurité n’a pas donné lieu à un communiqué public immédiat. Des observateurs estiment toutefois qu’elle vise à examiner les implications sécuritaires et humanitaires de cet événement, ainsi que les pistes pour une désescalade dans la région.

Kivu24 suit de près l’évolution de cette affaire et les résultats éventuels de toute enquête internationale ou nationale. La population de Goma, déjà éprouvée par des années de conflits, réclame des garanties claires pour la protection des civils et des travailleurs humanitaires.S

ource : Déclarations officielles de l’ONU.

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