« Allez vous promener librement chez les FARDC… si vous osez ! » – Les Banyamulenge pro-Kinshasa au pied du mur ?

Minembwe, Sud-Kivu – Février 2026 – Les Hauts Plateaux de Minembwe demeurent une zone de forte instabilité sécuritaire et humanitaire.

Des frappes de drones attribuées aux FARDC et à leurs alliés (FDNB, Wazalendo) visent régulièrement des localités majoritairement habitées par les Banyamulenge, provoquant des pertes civiles, des destructions et des déplacements. Une large partie de la communauté Banyamulenge, soutenue par la diaspora et des organisations comme la Mahoro Peace Association (MPA), dénonce un ciblage ethnique systématique : encirclement militaire, bombardements sélectifs sur leurs zones et absence d’actions similaires contre d’autres groupes. Des rapports locaux évoquent des civils tués, un blocus humanitaire et des coupures de communication. Une minorité – souvent liée à des familles de cadres du gouvernement – défend la position de Kinshasa et conteste ces allégations. Ces voix pro-gouvernementales restent limitées mais visibles.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères a récemment défié publiquement ces Banyamulenge pro-Kinshasa à circuler librement dans les zones FARDC, un défi resté sans réponse. Une pétition récente de la diaspora accuse la MPA et des figures associées – notamment Adèle Kibasumba, Jean-Paul Shaka, Salomon Gitambara et Douglas Kabunda (président de la MPA) – d’être instrumentalisées pour financer des groupes armés liés à l’AFC/M23, illustrant les accusations réciproques au sein de la communauté.

Ces divisions s’inscrivent dans le conflit régional plus large, marqué par des enjeux de citoyenneté et de protection. Sans dialogue interne ni avancées diplomatiques concrètes, la zone reste exposée à une violence persistante. Kivu24 – Informer sur l’Est de la RDC.

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