Cessez-le-feu du 18 février : Kinshasa s’engage, Kigali conditionne, Doha reste la clé

À la veille du 18 février 2026, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a réaffirmé depuis Munich, en interview exclusive à DW, la volonté de Kinshasa de respecter le cessez-le-feu proposé par l’Angola (processus de Luanda). « Nous devons tout faire pour faire taire les armes », a-t-elle déclaré, insistant sur le respect mutuel des engagements et la complémentarité des initiatives de paix.En réponse, le chef de la diplomatie rwandaise, Olivier Nduhungirehe, a adopté un ton prudent : reprenant la formule de Reagan « Trust but verify », il a conditionné tout espoir de paix durable à l’arrêt définitif des drones et avions de chasse des FARDC. Une pique qui souligne la méfiance persistante de Kigali envers les capacités offensives congolaises.Ce nouveau cessez-le-feu s’inscrit dans un paysage diplomatique dense. Luanda revient en force après des échecs passés, mais l’AFC/M23 privilégie le processus de Doha (médiation qatarie). Bertrand Bisimwa a salué l’initiative angolaise tout en rappelant que Doha constitue le cadre principal.À l’est, la population attend plus que des déclarations. Sans vérification indépendante et sans avancée sur le retrait des forces étrangères et la neutralisation des groupes armés, ce 18 février risque de n’être qu’une pause de plus dans un conflit qui dure depuis des décennies.

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