Kigali, Rwanda: 11 mars 2026 Au milieu des tensions croissantes en Asie occidentale, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé un avertissement urgent concernant les risques potentiels pour le commerce mondial et le développement. Selon un rapport publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), une fermeture du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une augmentation significative des prix des denrées alimentaires et aggraver les pressions sur le coût de la vie, particulièrement pour les populations vulnérables. Le rapport de la CNUCED met en lumière les perturbations actuelles dans cette voie maritime critique, causées par l’escalade militaire suite aux frappes américano-israéliennes sur l’Iran et les ripostes de Téhéran. Le détroit d’Ormuz, un point de passage étroit qui transporte environ un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime, ainsi qu’une part importante de gaz naturel liquéfié et d’engrais, est considéré comme un « point vulnérable » pour les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les impacts sur l’énergie et les engrais.
La CNUCED souligne que les perturbations dans le détroit pourraient affecter non seulement les marchés de l’énergie, mais aussi entraîner une hausse généralisée des prix des aliments. Environ un tiers du commerce maritime mondial d’engrais passe par cette route, avec des exportations provenant de grands producteurs comme le Qatar, l’Arabie saoudite et Oman. Une interruption prolongée pourrait faire grimper les prix des engrais à base d’azote, coïncidant avec les saisons de plantation, ce qui réduirait les rendements agricoles et augmenterait les coûts alimentaires de 10 à 20 % selon certaines analyses.
Des coûts plus élevés pour l’énergie, les engrais et les transports y compris les tarifs de fret, les prix du carburant bunker et les primes d’assurance pourraient exercer une pression supplémentaire sur les finances publiques et les budgets des ménages. Cela compliquerait les progrès vers un développement durable, surtout dans les économies dépendantes des importations d’énergie, d’engrais et d’aliments de base. Conséquences pour l’Afrique et les pays en développement. En Afrique, où de nombreux pays comme le Rwanda dépendent des importations pour leurs besoins en énergie et en engrais, ces disruptions pourraient aggraver l’inflation et les risques de faim. Des nations vulnérables, déjà confrontées à des défis climatiques et économiques, pourraient voir leurs chaînes d’approvisionnement perturbées, menant à une instabilité sociale accrue. Le rapport insiste sur la nécessité d’une désescalade pour préserver la stabilité maritime et assurer des corridors commerciaux sécurisés.
Le trafic maritime à travers le détroit a déjà chuté de 97 % depuis le 28 février, selon la CNUCED, soulignant l’urgence de la situation. L’ONU appelle à une résolution pacifique pour éviter une crise mondiale qui toucherait particulièrement les régions en développement. Cette alerte intervient alors que le conflit en Asie occidentale entre dans sa onzième journée, avec des échanges de rhétorique acerbe entre les parties impliquées.
Kivu24.com suit de près les développements et leurs implications pour l’Afrique centrale et orientale. Sources : Rapport de la CNUCED