Lors d’une allocution prononcée le 5 mars 2026 devant des dirigeants musulmans à l’occasion du mois de Ramadan, le président ougandais Yoweri Museveni est revenu sur ses échanges passés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu’il qualifie de « bon ami ». Museveni raconte une réunion organisée en Ouganda il y a plusieurs années, en présence de Netanyahu et de l’ancien dirigeant soudanais (probablement Abdel Fattah al-Burhan, lors de la rencontre historique d’Entebbe en février 2020 visant à normaliser les relations entre Israël et le Soudan). « Netanyahu, qui est un bon ami à moi, est venu ici plusieurs fois. Nous étions ici avec lui et le président du Soudan. Nous avons eu une réunion ici, et je lui ai demandé: Pourquoi ne reconnaissez-vous pas la solution à deux États? » a déclaré le président ougandais. Museveni a également évoqué d’autres discussions internationales, notamment une question posée aux dirigeants iraniens sur leur non-reconnaissance d’Israël, ces derniers estimant qu’« Israël n’appartient pas au Moyen-Orient ». Ces propos interviennent dans un contexte régional tendu, marqué par les évolutions du conflit israélo-palestinien, les efforts intermittents vers une normalisation entre Israël et certains pays arabes ou africains, ainsi que les débats persistants sur la viabilité d’une solution à deux États. En Ouganda, les réactions à cette déclaration présidentielle varient: certains saluent la position de neutralité et de dialogue de Museveni sur la scène internationale, tandis que d’autres estiment que le chef de l’État devrait prioriser les défis internes du pays, notamment sur le plan économique et social. Cet épisode rappelle les liens diplomatiques de longue date entre Kampala et Tel-Aviv, ainsi que le rôle joué par l’Ouganda comme lieu de rencontres discrètes dans des dossiers sensibles du Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique.