
Le président burundais Évariste Ndayishimiye a pris la présidence tournante de l’Union africaine (UA) le 14 février 2026, succédant au président angolais João Lourenço lors du 39e sommet des chefs d’État et de gouvernement à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Cette fonction, honorifique et annuelle, consiste à représenter l’organisation continentale et à animer ses travaux pour une durée d’un an.Au Burundi, l’événement a suscité un accueil enthousiaste à son retour le 16 février. Des habitants de la province de Bujumbura l’ont acclamé, avec des manifestations populaires incluant le déroulement de pagnes sur son passage, reflétant une mobilisation notable.Certaines réactions locales ont toutefois révélé une confusion sur la nature exacte de ce rôle. Des citoyens ont semblé percevoir la présidence de l’UA comme une direction effective de l’ensemble des pays africains. Un message publié par la Première dame, Angeline Ndayishimiye Ndayubaha, a évoqué que son époux allait « diriger les pays d’Afrique », formulation qui a contribué à cette interprétation erronée chez certains observateurs.La présidence de l’UA reste un mandat symbolique et collectif, sans autorité exécutive directe sur les États membres. Le président Ndayishimiye a mis l’accent, dans ses déclarations, sur des priorités comme la paix, la souveraineté des États africains et l’Agenda 2063.