Par la rédaction de Kivu24.com
Après les accords miniers conclus avec la RDC ces dernières années pour sécuriser les minerais critiques (cobalt, cuivre, lithium), les États-Unis étendent leur stratégie en Afrique centrale. Le 10 mars 2026, à Washington au Département d’État, le Burundi a signé deux accords majeurs avec des entreprises américaines: Lifezone Metals et KoBold Metals.

Le premier accord donne à Lifezone Metals (cotée NYSE) une exclusivité de 14 mois (renouvelable) pour développer le gisement de nickel de Musongati, un des plus importants de la ceinture nickelifère Est-africaine, avec des ressources historiques estimées à plus de 140 millions de tonnes. Le second, un MOU avec KoBold Metals (soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos), prévoit la numérisation gratuite des archives géologiques burundaises pour booster la transparence et attirer plus d’investissements. Signés par le ministre burundais Hassan Kibeya et des représentants américains (dont Sarah Troutman du Bureau des Affaires africaines), ces deals s’inscrivent dans l’initiative FORGE lancée par Washington pour diversifier les chaînes d’approvisionnement en minerais essentiels aux batteries et à la transition énergétique, loin de la domination chinoise.
Pour le Burundi, cela promet emplois, exportations et transfert de technologie. Dans la région des Grands Lacs, ces partenariats renforcent Bujumbura et pourraient influencer les dynamiques minières voisines.
Kivu24 suit l’évolution de ces projets et leurs impacts sur la sous-région.