Goma, 13 mars 2026: La mort de Karine Buisset, employée française de l’UNICEF âgée de 54 ans, tuée le 11 mars dans une frappe de drone sur une résidence à Goma, continue de susciter de vives réactions. L’incident, survenu dans une zone contrôlée par le mouvement M23, a entraîné le décès de deux autres civils non identifiés publiquement. Les autorités françaises ont rapidement ouvert une enquête pour « meurtre constitutif de crime de guerre » via le Parquet national antiterroriste (PNAT), confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH). UNICEF et de hauts responsables onusiens ont condamné l’attaque, qualifiée de violation grave du droit international humanitaire protégeant les travailleurs humanitaires. Conséquences potentielles pour l’auteur présumé de l’attaque
Si l’enquête identifie et prouve la responsabilité d’un acteur étatique ou non étatique, les sanctions pourraient être lourdes. Au plan pénal international, cela pourrait mener à des poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre, notamment l’attaque intentionnelle contre des civils ou du personnel humanitaire. Sur le plan diplomatique et économique, des pays comme la France pourraient imposer des sanctions ciblées (gels d’avoirs, interdictions de voyage) contre des individus ou entités impliquées. Des poursuites nationales en France sont également envisageables via la compétence universelle pour les crimes graves. Ces mesures pourraient aggraver l’isolement politique et financier de tout groupe ou État lié à l’acte, dans un contexte où la région des Grands Lacs est déjà sous surveillance internationale accrue. Des réactions qui évitent souvent certains détails
De nombreuses déclarations officielles y compris celles d’organisations internationales, de gouvernements étrangers et de certaines autorités locales expriment la tristesse, l’indignation et appellent au respect du droit humanitaire.
Cet événement rappelle la fragilité des travailleurs humanitaires dans les zones de conflit et met en lumière les défis persistants pour établir les responsabilités dans les attaques par drones. L’enquête en cours devrait apporter plus de clarté sur les circonstances exactes et sur les suites judiciaires possibles.
Kivu24 suit l’évolution de cette affaire.