Brazzaville, 29 mars 2026 (Kivu24).
La Cour constitutionnelle de la République du Congo a officiellement validé, ce samedi 28 mars 2026, la réélection du président Denis Sassou Nguesso avec 94,90% des voix lors de l’élection présidentielle du 15 mars dernier. À 82 ans, le chef de l’État, au pouvoir depuis 1997 (avec une interruption entre 1992 et 1997), entame ainsi un nouveau mandat qui le mènera jusqu’en 2031. Selon les déclarations du président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, « le président Denis Sassou Nguesso est élu avec 94,90% des suffrages, représentant une majorité absolue ». Les résultats provisoires annoncés précédemment par le ministre de l’Intérieur faisaient déjà état d’un score de 94,82%. La participation s’établissait autour de 84,65%.
Denis Sassou Nguesso, candidat du Parti congolais du travail (PCT) et de la majorité présidentielle regroupant une vingtaine de formations politiques, était opposé à six autres candidats. L’opposition principale était toutefois très divisée et en grande partie absente, plusieurs figures ayant boycotté le scrutin ou s’étant retirées, estimant le processus verrouillé. L’élection s’est déroulée dans un climat globalement calme, selon les observateurs de l’Union africaine, qui ont noté quelques irrégularités mineures sans remettre en cause la crédibilité d’ensemble du vote. Des voix critiques, notamment dans l’opposition et certains médias internationaux, ont cependant dénoncé un manque de véritable compétition et une domination écrasante du pouvoir en place.
Ce scrutin prolonge le règne de près de 42 ans de Denis Sassou Nguesso sur ce pays producteur de pétrole d’Afrique centrale. Le président a souvent été présenté comme un garant de la stabilité dans une région marquée par les conflits, tout en faisant face à des accusations récurrentes de gestion autoritaire et de concentration des pouvoirs. Des félicitations sont déjà parvenues de plusieurs dirigeants africains, dont le président rwandais Paul Kagame, qui a salué la réélection et réaffirmé les liens entre les deux pays.
À Kivu24, nous suivons de près les évolutions politiques en Afrique centrale et leurs répercussions sur la région des Grands Lacs. Des analyses plus approfondies sur les enjeux économiques et sécuritaires de ce nouveau mandat seront publiées dans les prochains jours.
Source: Résultats officiels de la Cour constitutionnelle, déclarations du ministre de l’Intérieur et observations internationales.